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La Politique étrangère et de sécurité commune (PESC)

Bien que les premières institutions de l'Union européenne aient été de nature économique, l'idée européenne a toujours compris une ambition politique. Aujourd'hui, la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) donne un cadre intégré à la politique internationale de l'Union européenne et oeuvre pour défendre et réaliser les valeurs éthiques sur lesquelles l'Union se fonde, à savoir la contribution au maintien de la paix internationale et la promotion de la coopération internationale, de la démocratie et des droits de l'homme.

Le deuxième " pilier " de l'Union Européenne, la PESC a son origine dans la Coopération politique européenne (CPE), qui avait été commencée lors du sommet de La Haye en 1969, et a été établie officiellement par le " rapport Davignon ", élaboré lors de la présidence du Luxembourg en 1970, permettant de créer les mécanismes nécessaires pour assurer une bonne coordination intergouvernementale. La CPE a par la suite inspiré l'Acte unique européen, qui est entré en vigueur en 1987, et a formalisé les prédicats de la CPE. Etant le premier document à aborder le thème de la coopération politique européenne en matière de politique étrangère, l'acte unique a été une étape particulièrement importante sur le chemin vers la PESC. Le traité sur l'Union européenne, signé en 1992 et ratifié en 1993, donna naissance à la Politique étrangère et de sécurité commune proprement dite, qui fut révisée par le traité d'Amsterdam, entré en vigueur en 1999. Le traité de Nice, signé en 2001, contient de nouvelles dispositions en matière de politique étrangère de l'Union.

A l'origine du développement de ce volet politique se trouvent les événements qui, depuis la fin des années 1980, ont modifié le paysage européen et mondial, conduisant à un changement important des intérêts stratégiques. En effet, la désintégration de l'ex-Union Soviétique et la fin de la guerre froide ont écarté le danger d'une attaque massive en Europe. Pourtant le conflit en ex-Yougoslavie a fait prendre conscience des dangers d'un conflit important à nos portes.

Ces événements ont permis de mettre en évidence le danger que présentent les conflits régionaux pour les pays et régions avoisinantes, ainsi que pour la paix et la sécurité internationale et la stabilité ; ce danger a en grande partie remplacé le risque d'agression territoriale, lié à la notion traditionnelle de défense. Par ailleurs, l'Union doit prévenir et faire face à des menaces diverses, comme le sont la prolifération des armes de destruction massive, les trafics d'armes, la contrebande de matériel nucléaire, le terrorisme international, le fondamentalisme ou l'extrémisme.

L'Union a dès lors décidé qu'elle devait se doter des moyens pour agir de façon autonome dans la gestion de crises, mais également d'intervenir pour prévenir des conflits, en essayant de s'attaquer aux causes, et d'agir dans la reconstruction et la stabilisation, un domaine ou la Communauté et ses états membres menaient déjà des actions significatives.

Le traité dote la PESC de plusieurs instruments : les positions communes, les actions communes, les décisions et la conclusion d'accords internationaux. En outre, les stratégies communes impliquent et facilitent le recours à des instruments PESC. Les déclarations et les contacts avec les pays tiers demeurent en outre des moyens diplomatiques importants de la PESC. La PESC utilise ainsi certains instruments spécifiques: elle ne connaît pas d'instruments juridiques tels que les 'directives' ou les 'règlements' existant pour les politiques communautaires.

Pour en savoir plus sur la PESC : http://www.europa.eu.int/pol/cfsp/index_fr.htm