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L'Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE)
Origine et Composition
L'OCDE a succédé à l'Organisation Européenne de Coopération économique (OECE) qui avait été mise en place en 1948 dans le cadre du Plan Marshall et qui avait pour objet d'administrer l'aide Marshall des Etats-Unis et du Canada destinée à accompagner la reconstruction de l'Europe au lendemain de la seconde Guerre mondiale.
Les vingt pays fondateurs de l'OCDE sont : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Canada, le Danemark, l'Espagne, les Etats-Unis, la France, la Grèce, l'Irlande, l'Islande, l'Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse et la Turquie.
A ses membres originaires s'ajoutèrent par la suite le Japon (1964), la Finlande (1969), l'Australie (1971), la Nouvelle-Zélande (1973), le Mexique (1994), la République tchèque (1995), la Hongrie (1996) la Corée du Sud (1996), la Pologne (1996). Depuis que la Slovaquie a rejoint l'OCDE en 2000, celle-ci compte 30 Etats membres.
L'exigence essentielle pour un pays qui veut devenir membre de l'OCDE est d'être attaché aux principes de l'économie de marché et de la démocratie.
La Commission européenne participe également aux travaux de l'OCDE de même que certaines autres organisations internationales qui sont régulièrement invitées de se faire représenter par un observateur aux réunions des différents comités de l'OCDE.
Objectifs de l'OCDE
Depuis sa création en 1961, l'OCDE a pour objectif de coordonner les politiques économiques entre Etats membres, afin de promouvoir le développement des échanges internationaux, la liberté de mouvement des capitaux ainsi que de la main-d'oeuvre et de faciliter ainsi le développement des économies nationales et de l'économie mondiale. Depuis quelques années, l'OCDE a élargi son champ d'action à tous les pays qui se réclament de l'économie de marché.
C'est ainsi que l'organisation met son expérience au service des nouvelles économies de marché, en particulier des pays engagés dans la transition d'un système à planification centrale vers une économie capitaliste. Par ailleurs, elle mène un dialogue de plus en plus approfondi avec les économies dynamiques d'Asie et d'Amérique latine.
L'OCDE offre ainsi aux pays membres la possibilité de débattre et d'améliorer leurs politiques économiques et sociales. A l'OCDE, les gouvernements comparent leurs expériences respectives, s'efforcent d'apporter des réponses aux problèmes qui leur sont communs et s'emploient à coordonner les politiques intérieures et internationales.
A la différence de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, l'OCDE n'accorde pas de financements. Elle constitue, en fait, un lieu de réflexion et de discussion et réalise des recherches et des analyses qui aideront les gouvernements à déterminer une stratégie qui pourra déboucher sur un accord formel entre pays membres ou être mis en oeuvre par des institutions nationales ou dans d'autres enceintes internationales.
Depuis près de 40 ans, l'OCDE est une source de données statistiques, économiques et sociales parmi les plus importantes et les plus fiables du monde. Les données communiquées par les gouvernements sont harmonisées et rendues comparables pour faciliter les analyses et les comparaisons. Les bases de données de l'OCDE recouvrent des domaines aussi divers que les comptes nationaux, une série d'indicateurs économiques, ou les données sur la population active, les échanges, l'emploi, les migrations, l'éducation, l'énergie, l'industrie, la fiscalité, le tourisme et l'environnement.
Le Luxembourg et l'OCDE
Le Luxembourg est un membre fondateur de l'Organisation européenne de Coopération économique (OECE) en 1947, puis de l'Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE) en 1961.
Aujourd'hui, le Luxembourg est membre de quelque 160 groupes et comités de l'OCDE et participe à un grand nombre d'activités organisées chaque année par l'OCDE dans des domaines très divers comme le développement durable, l'environnement ou la fiscalité.
Au cours des dernières années, le Luxembourg a fait l'objet d'un examen par les pairs dans les domaines politiques suivants :
- Coopération au développement
- Régimes fiscaux potentiellement dommageables
- Politiques environnementales
- Politiques économiques
- Lutte contre la corruption (Le Luxembourg a ratifié début 2001 la Convention OCDE sur la lutte contre la corruption d'agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales)
Un des exercices les plus importants auquel le Luxembourg a participé au cours de l'année 2000 a été l'examen annuel 2000-2001 de la situation économique du Luxembourg. L'accent principal a été mis sur des questions portant sur la viabilité à terme du système d'assurance-vieillesse, la réforme fiscale en cours et le caractère soutenable à moyen et long terme de la croissance économique, y compris les aspects démographiques qui s'y rattachent.
La réunion du Conseil des Ministres de l'OCDE, 15-16 mai 2002
Le Conseil de l'OCDE se réunit une fois par an au niveau des Ministres. A cette occasion, les Ministres des pays membres traitent des grands problèmes du moment et fixent les priorités de travail de l'OCDE pour l'année suivante.
La dernière réunion du Conseil s'est tenue à Paris les 15 et 16 mai 2002 pour faire le point sur les perspectives de l'économie mondiale et les défis qui se posent dans le domaine des échanges, de la gouvernance, du développement et de l'environnement. Ces discussions ministérielles ont fait suite au Forum 2002 de l'OCDE du 13 au 15 mai entre les représentants de la société civile d'une part, des Ministres et des responsables d'organisations internationales d'autre part.
Sous la présidence de M. Guy Verhofstadt, Premier Ministre de la Belgique, les Ministres se sont penchés sur les perspectives d'évolution de la reprise économique et ont débattu des mesures nécessaires pour promouvoir la croissance et réduire le chômage.
Dans le contexte d'un débat sur l'intégrité et la transparence de l'économie mondiale, les Ministres ont discuté de la nécessité d'améliorer le gouvernement d'entreprise pour protéger les intérêts des citoyens et des entreprises. Ils ont également réfléchi à des moyens pour lutter plus efficacement contre la criminalité financière et la corruption.
Le thème central de la réunion était le partenariat pour la croissance et le développement. Les Ministres de l'OCDE ont étudié les suites à donner lors de la Conférence de Monterrey (mars 2002) sur le financement du développement et au Sommet mondial sur le développement durable de Johannesbourg (août 2002). Ils ont rencontré les Ministres d'un certain nombre de pays non membres de l'OCDE, ainsi que des Ministres représentant le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique ( NEPAD ). Les Ministres des pays de l'OCDE ont examiné les moyens d'améliorer la cohérence des politiques dans un grand nombre de domaines, notamment les échanges, l'agriculture, l'investissement et la coopération pour le développement, afin d'atteindre leurs objectifs dans le domaine du développement.
Le nouvel environnement sécuritaire a fait l'objet d'une série de discussions sur les impératifs de sécurité en matière de biotechnologie, de technologies de l'information et de transports. Dans ce contexte, les Ministres se sont aussi intéressés aux conséquences du terrorisme sur le paysage économique mondial.
Rapport 2002 du Conseil des Ministres de l'OCDE (format pdf)















